MESSAGE DE BIENVENUE


jeudi 6 juillet 2017

REVUE DU RAF 9-semaine 27 est parue


*Bonjour à toutes et tous.*

*Comme indiqué dans la revue précédente, le 50 MHz bat son plein.*

*De très nombreux QSO sont réalisés même avec des moyen très modestes.*

*Rappel, les cours de RadioAmateurs France pour la préparation à l’examen
vont commencer, amis SWL, amateurs de radio ou F0, inscrivez- vous.*

*2 sujets de débats** : les indicatifs spéciaux et l’IARU qui manque de
‘’fonds’’*

*Après cela, et comme nous y sommes, BONNES VACANCES.*
*73 du Groupe RadioAmateurs France*

*Notre devise reste d’actualité*,
*information, défense, promotion, formation. *

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Source directe :   RAF  Radioamateurs-France
73 Alain F6AGV

DECOLLAGE D'UN BALLON

Voici un ballon amateur "Boufigo" sur le point d'être lâché après un gonflage sous hangar. Equipe ADREF13. On peut remarquer la forme proche de la sphère pour cette enveloppe Latex. La technique de décollage est apparemment celle de l'anneau puisque nous voyons la ficelle rejoindre le manchon et d'un autre côté, il y a le parachute (blanc-rouge), le réflecteur radar passif et la nacelle tenue par une main à la convergence des ficelles entourant cette boite revêtue d'une couverture mylar.

Le décollage est une opération délicate par rapport à la météo, et à la trajectoire de départ qui doit être déterminée avec précision par le lanceur. La position du point de lâcher, qu'il va choisir est fonction des obstacles environnant et de la direction du vent pour une hauteur au moins égale à celle des éléments du paysage qui sont susceptibles de poser un problème de choc ou d'éclatement.
L'éclatement est toujours une perte onéreuse par suite du coût de l'enveloppe cumulée avec le coût de l'hélium injecté dedans. (~350 à 500 euros quand même !).
Il faut noter que ce cas est rarissime à partir du fait que des précautions sont prises justement pour éviter ce désagrément:  usage des gants de cuisine, pas d'objets pointus comme les montres, les boucles de ceinture,les clous, les bagues, les lunettes... Utilisation des bâches au sol, parfaitement propres.
Le principal travail du lanceur est de repérer la direction du vent au sol et sa force.
Au besoin, il peut pour plus de certitude, lâcher un "ballon d'essai" constitué par une baudruche de 30 cm gonflée à l'hélium. Prévoir un embout spécial baudruche.
Le vent est si on peut dire "invisible" directement, on le sent ou on apprécie les mouvements des arbres ou des manches à air... Une baudruche attachée par une ficelle longue, peut fournir une bonne indication? Attention aux vents "rabattants" qui montent et qui chutent ensuite. Il faut savoir que les tourbillons même par vent moyen, sont causés par la présence d'obstacles proches ( bâtiment, arbres...) ou plus lointains comme des collines. On parlera alors de turbulences.

Le paramètre le plus important est la vitesse de décollage, car au plus elle est élevée, au plus la trajectoire de départ sera verticale, d'où moins de crainte pour les rencontres avec le décor !
Une enveloppe "sous gonflée" partira sous un angle rasant assez critique suivant les rafales ou les vents rabattants. Il faudra prévoir une longue distance (genre piste aviation !) pour réussir le décollage sans problème de mur, clôtures, poteaux, lignes THT ou autres.

Cette vitesse souvent choisie autour de 5 m/s, va dépendre du volume d'hélium injecté, du type d'enveloppe ( petite ou grande), de la masse totale ( < 4 kg par la législation ).
Il ne faut pas non plus, gonfler systématiquement à un volume de 5,21 m^3 parce que c'est l'exemple dans la notice "le jour du lâcher".
L'hélium coûte cher, car relativement rare donc cher... (provient obligatoirement du sous sol terrestre).
Il est souvent possible d'économiser quelques volumes pour les utiliser avec des tests ou des ballons plus petits (pico-ballons par exemple).
Une bonne solution est de choisir les bouteilles de 4 m^3 qui sont transportables par une seule personne, ce qui n'est pas le cas avec les bouteilles de 7,5 m^3 ou 10 m^3 dont le poids et l'encombrement nécessitent plus de logistique. Je parle du volume d'hélium externe après détente à la pression atmosphérique.  Appliquez  P . v  =  p . V     sachant la valeur de P (interne) de 180 à 200 bars.

Il est préférable de faire un petit calcul simple quelques jours avant de lâcher le ballon, pour plus d'efficacité et pour être tranquille et surtout pour comparer la théorie et la pratique, dans une démarche "expérimentale". En effet, le but du jeu n'est pas de voir partir un ballon mais de savoir comment et pourquoi il va partir et où il va aller...

Voici une exemple de calcul pour vérifier le décollage :    on peut le prendre à l'envers...!

Volume d'hélium :   5 m^3   

masse volumique de l'hélium le jour du lâcher :    rhoHe =  p * 100 /  2063 * T       p hPa  T kelvin
1000 * 100 / 2063 * ( 273,15 + 13,5)  =  0,170  kg/m^3

masse de l'hélium  :     rhoair .   V   =   0,170  .  5   =  0,845  kg 
poids de  ''  ''  ''        PHe  =  0,845 .  9,81  =  8,29  N        (newton)

masse volumique de l'air ambiant autour du ballon  :     rhoair =  p * 100 /  287,5 *  T  =  1,21 kg/m^3

poids de l'air ambiant ou poussée d'Archimède  :  Pa =   rhoair .  V  .  g  =  1,21  .  5  .  9,81  =
59,35  N
 
poids de la charge (sauf He)  :    3,4 kg .  9,81  =  33,35  N

Force ascensionnelle libre  Fal =  Pa  -  PHe  -  Pch  =  59,35 -  8,29  -  33,35  =  17,71  N

vitesse de décollage  :    v   en m/s        à  partir de  1/2. Cx . rhoair .  S  .  v^2  =  Fal   en N

avec  S  section de l'enveloppe  en  m^2       V =  4,1887 .  r^3    d'où  r  =  1,06 m    S = 3,53 m^2

v^2  =  2 * 17,71 /  0,5515 * 1,21 * 3,53  =   15,036      v  =  3,87  m/s

Cx  sphère :   0,5515    par expérience...

Conclusion :  vous pouvez chercher le volume pour obtenir les 5 m/s mais MAIS ?

Votre volume d'hélium va dépasser les 5 m^3 !   Si vous ne changez pas d'idée, une seconde bouteille sera utilisée et vous multiplierez le coût par un facteur de 2 !   (  440 euros ).

Dans mon exemple :  la vitesse effective sera de l'ordre de 4 m/s et comme elle augmente avec l'altitude elle atteindra les 5 m/s souhaités !

Vous avez toujours intérêt à alléger le plus possible la charge utile, la tendance est à la miniaturisation des systèmes !!!  Les piles au lithium coûtent un peu plus mais elles sont plus légères et de grande capacité d'énergie alors ne plus choisir les piles lourdes à faible énergie !!!

Voici les graphes d'un décollage relevés à partir d'une M10 dans la chaine de vol  :

Altitude en fonction du temps. Légères fluctuations.

La pression atmosphérique en fonction du temps.

Le graphe de l'altitude en fonction de la pression :   on dira altitude issue de la pression !
L'équation au dessus est celle d'une droite (non vérifiée) mais pour tout le vol, vous pouvez
appliquer   p  =  p0 .  EXP ( - Z / k  ) 
k est une constante mais en fait c'est    R .  T  /  g     or    ces trois paramètres sont variables.
Au décollage, on a k =  8,4   avec  Z  en  km

La température de l'air ambiant, ne varie pas beaucoup pour une si petite variation de l'altitude !
Il y a une évolution linéaire jusque la tropopause ( 11 km en atmosphère standard ) suivant :
T Z  =  T0  -  K .Z       pour T0  =  288,15 K  à  15°C    et  K  =  0,0065

La vitesse de montée en m/s fluctue mais ces valeurs sont issues directement des données M10.
Pour ce décollage, les valeurs sont en diminution, mais jusqu'à l'éclatement, elles augmentent sensiblement !  Voir les autres articles.
On peut également sortir le paramètre vitesse à partir de l'altitude-pression et appliquer  dz = v . dt
dt étant de 1 seconde.  Ne pas oublier que le vent influe beaucoup sur le décollage par suite des tourbillons et que l'enveloppe va finir par ignorer le vent quand elle volera à la même vitesse !

Le graphe de l'altitude en fonction de la vitesse de montée.

Toujours les valeurs données par la M10, au décollage, ici on voit bien l'influence du vent, qui n'a rien de stable !

Pour terminer cette petite présentation du décollage d'un ballon, il est possible de voir la trajectoire en 2D à partir toujours des données de la M10 :   LAT latitude  D,d  et  LON longitude  D, d
Les amateurs de 3 D pourront sortir les courbes 3D en ajoutant l'altitude  ALT.

J'espère avoir contribué à voir un peu comment on doit préparer un décollage, et l'analyser après coup avec cette excellent outil fournit par la M10 modifiée et EXCEL.

NOTA :  j'en profite pour faire appel à vous, pour m'en adresser quelques unes, à mes frais, car par ici, nous n'en avons que très très très rarement !!!  C'est le Noooord !

Bons vols aux "boufigo" et à tous les amateurs de "ballons haute altitude" !  Les BHA ( ou HAB) !

Source :  BHAF  juillet 2017
73 Alain F6AGV  contact :  meteophysique(AT)free.fr

mardi 4 juillet 2017

NUAGES EN LIGNE DANS CIEL BLEU

Nuages formant une seule ligne dans un ciel bleu dégagé de tout autre nuage, le dimanche 2 juillet 2017 à 20 h locale, lieu Guïnes-Ardres (62).

Source :   BHAF 
73 Alain F6AGV

ECLATEMENT D'UNE RADIOSONDE

RADIOSONDE de HERSTMONCEUX DU 20 août 2016  :   l'éclatement de l'enveloppe latex !

L'altitude atteinte par cette radiosonde météo, a dépassé les 27000 mètres. Ce qui n'est pas mal, pour la RS de Herstmonceux :  éclatement de l'enveloppe à 27364 m exactement, alors qu'elle était en train de poursuivre sa montée à la vitesse de 5,6 m/s. (un point à 5,9 m/s).
Vous pouvez admirer quelques magnifiques boucles décrites par le boitier probablement dues à l'énergie emmagasinée pendant la dilatation de l'enveloppe latex élastique.
Vous pouvez observer l'évolution de tous les paramètres physiques autour de cette période de descente qui va se poursuivre en chute libre jusqu'à l'ouverture progressive du parachute.
Vitesse de chute maximale très raisonnable de -29 m/s !


Zoom sur le moment de l'éclatement et la première boucle !



Ici, la vitesse de descente est comptée négative, par comparaison avec la vitesse de montée.
Sur une chute de 558 mètres, la vitesse atteint -29 m/s. Ouverture du parachute, stabilisation et début de la descente freinée, vers le sol.

Un zoom sur l'évolution de la vitesse de chute en fonction du temps. On réalise que le temps mis pour atteindre les -29 m/s après l'éclatement est de:  19 secondes pour 558 m , soit   558/19 = 29,368 m/s.

Perte d'altitude après l'éclatement.

A nouveau un zoom sur la perte d'altitude après l'éclatement. Chaque point de la courbe est une donnée transmise par la radiosonde dans une trame par seconde. La chute n'est pas régulière, il y a le parachute et les suspentes ainsi que les débris du latex qui freinent plus ou moins !

L'évolution de la température de l'air depuis l'éclatement jusque 20000 mètres avec quelques inversions remarquables !

La pression atmosphérique va en augmentant après l'éclatement, à 27364 m elle est passée par un minimum de 17,4 hPa, c'était probablement le facteur déclenchant de la déchirure du latex.
Au sol, nous avons sur le plancher des vaches, une pression d'environ 1013 hPa, soit environ 1kg de pression sur 1 cm^2 de toute surface.  (origine de la poussée d' Archimède).

Portion de la courbe :  altitude-pression.

Portion de la courbe :   altitude - masse volumique de l'air
Au sol, on trouve environ  1,2 kg par m^3 d'air.

Voilà, quelques belles courbes autour de l'éclatement de ce ballon-sonde météo.
Je précise que les données ont été relevées à la main, ligne par ligne, ne pouvant pas décoder le fichier LOG, ce n'est pas une M10 mais une RS92 !

Le fichier EXCEL est disponible par mail, si vous le voulez.
Les courbes des vents n'apportent pas grand chose en plus, donc elles ne figurent pas ici.

Source :  F6AGV - BHAF -
73 Alain Contact :  meteophysique(AT)free.fr

lundi 3 juillet 2017

Variation de la vitesse de montée d’un ballon


Variation de la vitesse de montée d’un ballon

Un ballon stratosphérique est constitué d’une enveloppe latex contenant une quantité d’hélium (gaz plus léger que l’air) et une nacelle ou boitier électronique, dont le rôle de charge utile est d’embarquer des capteurs ainsi qu’un émetteur radio qui va
transmettre les données directement vers le sol à l’intention des stations d’écoute.

On a pris l’habitude de considérer la vitesse de montée constante pendant un vol. Mais les relevés montrent qu’il n’en est rien.
Une approximation utile est donnée par la connaissance de l’altitude d’éclatement en fin de montée, et le temps mis pour y arriver.
Exemple : éclatement pour 32000 mètres et temps de montée 2 heures.
Ce qui fait une moyenne de 32000/7200 = 4,44 m/s.

Relevés d’une radiosonde : exemple

En bleu, la vitesse calculée suivant la résistance de l’air R et en rose, les relevés de vitesse de montée transmis par la radiosonde.

Vitesse calculée : elle est issue des données fournies par la radiosonde, la pression, la température et les paramètres du ballon Ceci est traité dans un ordre logique. 
Exemple : 

Vitesse donnée par la M10 en fonction de l’altitude : 




Vitesse de montée du décollage à l’éclatement : (ne jamais dire « explosion »)



Remarque : la vitesse va en augmentant au fur et à mesure de la montée. On le constate sur la courbe de l’altitude en fonction du temps, ci-dessous après l’altitude de 15000 m jusqu’à l’éclatement au point culminant du vol.
Pour cette courbe de l’altitude en fonction du temps, la vitesse de montée est de 5m/s avant 15000 m et elle devient 5,5 m/s entre 15000 m et 26000 m. Pour la durée de la montée, on arrive à 26000 m en 5000 s, d’où Vmoy = 5,2 m/s

Facteurs qui influent sur la vitesse de montée :

La vitesse de montée instantanée va connaître des variations comme on peut le constater en regardant les graphes ci-dessus.
Pendant la traversée de l’atmosphère, suivant les couches, la masse volumique de l’air peut varier, cela signifie que la température de l’air varie ainsi que la pression. Il peut y avoir des courants ascendants ou descendants. Il y a des nuages jusque 10000 ou 12000 m.
La température de l’hélium peut être différente de celle de l’air. En effet, l’hélium va se refroidir, l’air aussi, on considère un échange thermique entre l’enveloppe et l’atmosphère, dans les deux sens !
Le rayonnement solaire intervient dans les échanges thermiques, l’enveloppe reçoit et rayonne une énergie calorifique.
Il est donc très difficile de tenir compte de tous les paramètres physiques présents pendant un vol de ballon.
Il faut procéder à des mesures : capteurs…
Par contre, il est important de récupérer les données et de les interpréter ensuite!

Considérations sur les calculs :

Il n’est pas inutile de chercher quelques explications pour en savoir un peu plus sur le vol réel d’un ballon. Cette motivation est renforcée par le fait qu’il est intéressant de comprendre et de se lancer dans des calculs, aussi bien pour un amateur que pour un étudiant ou un enseignant ou chercheur en météo. Les amateurs sont très actifs dans les domaines de l’espace, de l’astronomie et de la météorologie. Le mot « amateur » est parfois peu judicieux et sujet à confusion.

Etude dynamique : 


                                        Système simplifié : l’enveloppe Latex fermée

On ne considère que les forces qui s’exercent sur le ballon (l’enveloppe latex) au centre d’inertie (O).
Pa : la poussée d’ Archimède en N ( poids du volume d’air situé au même niveau )
P : le poids total avec l’hélium en N
R : la traînée ou résistance de l’air s’opposant contre le mouvement du ballon vers le haut.
On négligera les forces sur les autres éléments de la chaine de vol, comme la nacelle et le parachute dans un premier temps.
On étudie le bilan des forces sur un axe vertical Oy dirigé vers le haut, et les forces sont appliquées au centre de gravité (O).
A t= 0s la vitesse de montée (v) est nulle ainsi que l’accélération qui est la dérivée de la vitesse (dv/dt).

Recherche de l’équation de base : le signe indiquant le sens. + vers le haut et - vers le bas.
P = - m . g Pa = rhoair . V . g R = - 1/2 . Cx . rhoair . S . v^2 Phe = - rhoHe . V . g

L’équation de base est alors :

Fal = V . g . ( rhoair - rhoHe ) - m(sauf He) . g = 1/2. Cx . rhoair . S . v^2 = m dv / dt

Explication importante : la masse d’hélium injectée dans un ballon fermé est constante : (sans fuite)
rhoHe = mHe / V ou mHe = rhoHe . V
le poids de l’hélium est V . g . rhoHe = mHe . g

P le poids total avec l’hélium est égal au poids de l’enveloppe + le poids de l’hélium P = - m . g

L’équation de base devient : Fal = rhoair.V.g - m . g = 1/2 . Cx . rhoair . S . v^2 = m . dv / dt

On peut en déduire « l’équation différentielle » suivante : Pa - P - R = m . dv / dt ( Loi de Newton)

m . dv/dt = rhoair . V . g - m . g - 1/2 . Cx . rhoair . S . v^2

dv / dt = - ( Cx . rhoair . S . v^2 ) / 2 m + 1 / m . ( rhoair . V . g - m . g )

dv / dt = - ( Cx . rhoair . S . v^2 ) / 2 . m + g (( rhoair . V / m ) - 1 )
de la forme : dv / dt = - A . v^2 + B ( résolution par la méthode d’EULER).
Voir document, on ne traitera pas cette question ici.

il y a une accélération au décollage pendant quelques secondes et la vitesse se stabilise à une valeur limite Vlim :

dv / dt = 0 = -A . v^2 + B v^2 = B / A Vlim = racine de B / A

La courbe de l’altitude en fonction du temps prouve que la vitesse n’est pas limitée, mais qu’elle augmente un peu.
Mais les méthodes de calculs ne sont pas les mêmes mais non contradictoires.

Application numérique avec des valeurs réelles :

Volume d’hélium injecté dans l’enveloppe : 5 m^3 Voir méthode avec le manomètre.
altitude initiale du sol : Z = 220 m
pression mesurée au sol : P = 987 hPa
température au sol : T°C = 26,9 °C
Humidité relative : Hu = 45%
masse du parachute : 0,1 kg
masse de la nacelle : 0,975 kg (avec piles)
masse de l’enveloppe : 1,6 kg
masse du réflecteur radar passif : 0,06 kg
masse de la ficelle : 0,05 kg
masse du tracker M10 : 1,50 kg (avec piles)
Cx de l’enveloppe gonflée : 0,5515
Bidon tare vide : 0,6 kg
Tuyau raccord entre détendeur et manchon : 0,3 kg

On demande de préciser :
A--- la masse d’hélium injectée : mHe en kg
sachant que mHe = P . V / R . T P en pascal, V en m^3, R = 2063, T en kelvin (T°C + 273,15)

B--- la masse volumique de l’air : rhoair en kg/m^3
sachant que rhoair = P / R . T P en pascal R = 287,5 T en kelvin

C--- la masse sauf hélium : en kg

D--- le diamètre de l’enveloppe au décollage en m

E--- la section S de l’enveloppe en m^2

F--- déterminez les facteurs A = ( Rhoair . Cx . s ) / 2 . m et B = g . (( rhoair . V / m ) - 1 )

G--- déterminez la vitesse limite au décollage.

H--- déterminez la Fal en kg. 


 

I--- on décide de mesurer la Fal avec le dispositif ci-dessus.
1- bouteille d’hélium
2- détendeur de pression avec manomètre 250 bars
3- tuyau entre détendeur et manchon enveloppe
4- raccord avec le manchon
5- enveloppe latex
6- dynamomètre
7- bidon plastique de 5 litres ( provenant de liquide lave-glace )

Cette mesure ne peut se faire que par vent nul ou sous un hangar fermé.
On fera les calculs avec le dispositif simplifié : sans tenir compte de la résistance de l’air.
Pa : poussée d’Archimède en kg
Phe : poids (ou masse) d’hélium injectée
P : poids de l’enveloppe latex
T : poids de la tare ( 7 + 3 )

Sachant que le système présenté ci-dessus est en équilibre avec le ballon flottant,
on demande :
---- d’écrire la relation littérale de la Fal en configuration de vol, selon la figure en haut de la page, avec Fal = f(Pa, Phe et P)
---- d’écrire la relation littérale à l’équilibre de la figure ci-dessus, avec Pa, Phe, et T
Déduire la relation donnant la valeur de T :

J--- Avec l’analyse de la question I, et les valeurs numériques
la charge est rajoutée à P, sous forme d’un poids équivalent à l’ensemble de la chaine de vol réelle.

Déduire la valeur de la quantité d’eau à placer dans le bidon plastique pour obtenir l’équilibre.

Nota : cette méthode de pesée est utilisée par les centres météo comme Trappes quand il y a un opérateur chargé
du lâcher et non une cabine automatique. La tare est alors un poids toujours le même pour un type de radiosonde.

ANNEXE :
On a admis que le ballon se déplace à la même vitesse que le vent. Mais pour des structures de ballon de grande dimension, avec une hauteur importante, il peut y avoir une différence entre la vitesse en haut et la vitesse en bas, donc production de vibrations ou
de mouvements pendulaires ainsi que des rotations de l’ensemble de la chaine de vol. La ficelle de cette chaine étant élastique, elle restitue le mouvement en sens inverse et la nacelle peut tourner par exemple à 10 tours par minutes. L’enveloppe possède un peu plus d’inertie et va tourner moins rapidement que la nacelle… 

 

L’enveloppe latex va augmenter son volume au fur et à mesure de la montée et cela compense la perte de la masse volumique de l’air ambiant. La poussée d’ Archimède étant égale à rhoair . V . g
On peut remarquer que rhoair diminue et que V augmente.
La pression interne s’équilibre avec la pression externe, mais l’enveloppe se dilate et le latex finit par éclater en commençant par un point faible du à la fabrication. Suivant la qualité, l’enveloppe tiendra jusqu’au volume d’éclatement donné par le fabriquant.
Mais on a parfois des surprises avec une enveloppe qui éclate prématurément ou va plus haut que prévu ?

La physique du ballon pendant son vol est très complexe, et dans des études expérimentales, il serait possible de capter,
quelques paramètres intéressants :
--- température interne à l’enveloppe
--- pression interne
--- infrarouge soleil
--- infrarouge ballon
--- infrarouge de la terre. 


Comment évolue la température de l’hélium pendant le vol ?
On sait que le volume d’hélium est :

V = mHe . R . T / P R 2063 T en kelvin et P en pascal ( P hPa x 100 )

A remarquer que la masse d’hélium injectée reste constante pendant le vol, si l’enveloppe n’est pas poreuse ou percée !
Par contre le poids va varier suivant la valeur locale de g accélération de la pesanteur en fonction de l’altitude.
Dans les calculs on prendra le choix de travailler avec les masses, mais la traînée de résistance de l’air est exprimée en newton.

Fal en kg  x g = R en newton

Les référentiels :
On peut distinguer le référentiel terrestre supposé galiléen et un référentiel lié au ballon.
Pour un passager du ballon, il n’y aurait pas de vent et seulement une montée (ou une descente).
Des expérimentations sont basées là-dessus pour mesurer la masse volumique de l’air avec une surface plane reliée à une balance ! 

Il est tout à fait possible de faire des prévisions de trajectoire, et de la cartographie à partir des informations précises sur les vents (force et direction). Ces données précieuses restent valables pendant une période suffisante pour faire des prévisions.
Si on cumule des prévisions à intervalle réguliers, il faut alors s’intéresser aux tendances des variations des forces et des directions.
Les meilleures prévisions se font 6 heures avant un lâcher. A la rigueur 12h avant. Ou mieux au fur et à mesure de l’arrivée des données météo pendant un vol en temps réel.
On fait parfois des prévisions à postériori, avec les données H-0, pour comparer les prévisions et les valeurs effectives, et ajuster les paramètres du vol (les vitesses de montée et de descente).

C’est pourquoi, il est impératif de connaître avec précision les coordonnées du point d’impact réel sur le terrain et l’état du parachute. Etat, suivant son ouverture : bonne, moyenne ou mauvaise. Si possible, notez la surface offerte au freinage
par rapport à une ouverture à 100%. Le parachute fera l’objet d’un autre document.

   
                                         Suspentes emmêlées : ouverture à 70 %

Études proposées :

Dans l’ordre logique :
--- prévisions
--- décollage
--- montée et éclatement
--- descente sous parachute
--- point d’impact
--- traitement des données

SOURCE :   BHAF  juillet 2017
  1. Alain Verbrugge F6AGV - BHAF -
QUESTIONNAIRE à retourner : meteophysique@free.fr

MANOMETRE & BOUTEILLE D'HELIUM

MANOMETRE ET BOUTEILLE D’HELIUM

On dispose de deux bouteilles d’hélium de 20 litres, ayant 200 bars de pression interne.
Sachant qu’il faut gonfler une enveloppe de 1200 grammes à 5,2 m^3, comment procéder avec le manomètre à deux cadrans du détendeur de pression ? 



                       photo :  Alain F6AGV au gonflage (filling) projets AVA.

Les bouteilles sont capsulées, donc remplies au maximum en sortie de fournisseur.
cochez la bonne ou les bonnes réponses, barrez le ou les mauvaises : cochez pour OUI, barrez pour NON

A— on ouvre la bouteille à fond, pour voir si elle est pleine.
B--- on vérifie si la bouteille est bien fermée (close) en regardant dans quel sens on peut l’ouvrir.
C--- on vérifie si le détendeur est fermé dans le sens antihoraire et qu’il est muni de son joint.
D--- on vérifie si le manomètre peut s’installer normalement, on l’installe avec la clef de 30mm.

Les bouteilles étant remplies et identiques, on va vider la première bouteille complètement dans l’enveloppe. Ouvrir la bouteille (open) et ouvrir le robinet du détendeur dans le sens horaire, tout doucement. Vider doucement la bouteille, pour éviter l’érosion de l’enveloppe par le froid. C'est fini !  Compter 20 minutes.  
Manomètre à zéro, fermez le robinet du détendeur dans le sens antihoraire.
Fermez la bouteille (close). 
Et ouvrir le robinet du détendeur dans le sens horaire pour évacuer
la pression avant démontage avec la clef de 30 mm.
 
La seconde sera vidée partiellement pour arriver au volume fixé de 5,2 m^3.
cochez la bonne ou les bonnes réponses, barrez le ou les mauvaises :

E--- avant de retirer le détendeur de la première bouteille, fermez son robinet dans le sens antihoraire.
F--- retirer le détendeur de la bouteille d’hélium vide avec la clef de 30 mm. Vérifier le joint.
G--- évacuer la bouteille vide, chez le fournisseur immédiatement.
H--- refaire les opérations dans l’ordre B + C + D

On va vider partiellement la seconde bouteille d’hélium dans l’enveloppe, pour compléter le volume.
cochez la bonne ou les bonnes réponses, barrez le ou les mauvaises :

I--- la poussée d’Archimède dépend du volume de l’enveloppe et de la masse volumique de l’hélium.
J--- la poussée d’Archimède dépend du volume de l’enveloppe et de la masse volumique de l’air ambiant.
K— la poussé d’Archimède dépend de la masse d’hélium injectée dans l’enveloppe.
L--- la poussée d’Archimède dépend de la pression et de la température de l’air ambiant.
M— la poussée d’Archimède dépend du poids de l’air autour du ballon à volume égal.

VOLUME D’HÉLIUM INJECTE DANS L’ENVELOPPE :
INDICATION DU MANOMÈTRE :
Exemple : bouteille de 20 litres 0,02 m^3 et 200 bars

Volume maxi disponible = 200 . 0,02 = 4 m^3

N---le manomètre indique 150 bars , quel est le volume disponible ? Réponse :

O---le manomètre indique 50 bars , quel est le volume injecté ? Réponse :

P---le manomètre indique 60 bars , quel est le volume injecté ? Réponse :

Q—quel serait l’indication du manomètre si on désire injecter 2,5 m^3 ? Réponse :

R---l’hélium est un gaz neutre, sans réaction chimique.

S---pouvez vous utiliser de l’hydrogène à la place de l’hélium.

T---l’usage d’un détendeur de pression avec un tube embout PVC est indispensable.

DOCUMENT BHAF (juin 2017) : questionnaire théorique n°1
à retourner : meteophysique@free.fr

ANNEXE photos :   




                                                         attacher la chaine de vol  

                    Obligatoire : la  ficelle de maçon :  3 mm en coton tressé rupture < 23 kg 

Source :   BHAF   
73  Alain  F6AGV  contact  : meteophysique(AT) free.fr